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La véritable histoire de Mulhouse

Le conte "Filomée et la miraculeuse étoffe" s'inspire de lieux et de personnages réels de l'Histoire de Mulhouse.

Moulin

La légende de Mulhouse raconte qu’à l’origine, au milieu de marais, un jeune guerrier blessé vient trouver du secours dans un moulin actionné par un meunier et sa fille. Le charme de la belle meunière opéra sur le guerrier qui, soigné, l’épousa et le couple fonda Mulhouse. C’est pour rappeler que Mulhouse doit ses origines à un moulin (Muhle-Mulhausen-Mulhouse) qu’une roue à aubes symbolise ses origines. Par la suite, ces mêmes moulins ont été actionnés par les cours d’eau qui encerclaient la cité pour alimenter en énergie l’industrie mulhousienne en fort développement.

Etoffes Indiennes

Initialement, les étoffes de coton importées des comptoirs d’Inde sont imprimées. Leur importation en France devenant interdite en 1686, quatre jeunes mulhousiens créent la première manufacture d’Indiennes de Mulhouse en 1746. Celle-ci connaît un beau succès car les contraintes ne sont pas les mêmes dans cette République indépendante. L’interdiction levée en France et le blocus des produits anglais quelques décennies plus tard permet aux manufactures mulhousiennes de connaître un développement extraordinaire.

DMC

L’histoire de l’Indiennage à Mulhouse se confond avec celle de l’entreprise DMC. Daniel Dollfus, neveu d’un des quatre précurseurs de l’impression sur étoffes, épousa Anne-Marie Mieg. De leur union nait Dollfus Mieg et Compagnie, DMC. Deux générations plus tard est employée à Mulhouse une technique qui permettra de donner résistance, longévité et aspect soyeux au fil de coton tant recherché depuis par les brodeuses du monde entier.

Dollfus

Jeune artiste peintre de 22 ans, Jean-Henri Dollfus se lance en 1746 avec ses trois amis dans la grande aventure de l’Indiennage à Mulhouse. Il ne sait pas qu’il va ainsi profondément changer le destin de la petite cité. Son patronyme est indissociable de l’histoire industrielle de Mulhouse et apparaît aujourd’hui encore dans l’intitulé de DMC (Dollfus Mieg et compagnie).

Koechlin

Le patronyme Koechlin fait partie intégrante de l’histoire de Mulhouse car porté de longue date par les familles de la petite République indépendant. Leurs descendants ont inscrit leurs noms dans la grande aventure industrielle de la France. C’est le cas de Samuel Koechlin dans le lancement de l’Indiennage à Mulhouse, de Maurice Koechlin, concepteur de la Tour Eiffel, mais aussi de René qui étudie au Caucase de nouveaux moyens de déplacement ou de Bernard, ethnologue qui a étudié les modes de vie à Madagascar et aux Maldives.

Schmalzer

Parmi les quatre jeunes bourgeois qui ont fondé à Mulhouse la première manufacture d’impression sur tissus se trouvait Jean-Jacques Schmalzer. Il sera le spécialiste du quatuor, rompu aux subtilités du métier. Douze ans plus tard, le succès est tel que chacun crée séparément une entreprise. Schmalzer s’associe à Koechlin pour lancer sa propre manufacture qui inscrira son nom dans la réussite industrielle de Mulhouse.

Feer

Jean-Jacques Feer fait partie du quatuor qui marque l’histoire de la création de la première manufacture d’indiennes de Mulhouse. Contrairement aux trois autres partenaires, Jean-Jacques Feer n’est pas industriel, mais un riche banquier qui apportera sa garantie lors des prêts contractés pour lancer les premiers investissements. La demeure rue des Franciscains dévoile la puissance financière de cette famille.

Mieg

En 1694, la famille Mieg fait l’acquisition d’une bâtisse d’une XVe siècle, place de la Réunion, qui porte désormais son nom. La famille Mieg fait partie des familles les plus puissantes de l’ancienne République. Mathieu Mieg, dit le chroniqueur, historien et artiste, faisait partie des ardents défenseurs de la ville-République. Ses descendants seront par la suite étroitement liés au développement industriel de Mulhouse et particulièrement de l’entreprise Dollfus Mieg et Cie (DMC)